L’éditeur est-il indispensable ?

Le premier billet de Nathalie, éditrice d’Argemmios, sur ce que n’est pas un éditeur a fait couler l’encre virtuelle d’un certain nombre de commentateurs, ici ou ailleurs, les uns en louant le fond comme la forme, les autres critiquant le message avec plus ou moins de virulence.

Les statistiques de ce billet faisant état d’un grand nombre de visites en provenance d’un forum d’auteurs auto-édités, j’ai suivi le lien, par curiosité. L’un de ces auteurs, au milieu de suppositions ou affirmations erronées à propos d’Argemmios (j’espère pour lui qu’il est meilleur écrivain que profiler) ou de la micro-édition en général, posait la question suivante : « Alors bien sûr qu’il y a du vrai dans cet espèce de communiqué ; qu’ils sont assaillis par les manuscrits de gens ayant besoin d’un médecin ou d’une assistante sociale, mais peut-être devraient-ils se retourner la question : pourquoi ne reçoivent-ils de plus en plus que ça ? Pourquoi de plus en plus d’auteurs se détournent d’eux ? »

Je me suis donc posé la question, comme on m’y invitait.

Première chose : le postulat qu’on reçoit de plus en plus de manuscrits douteux ou que de plus en plus d’auteurs se détournent des éditeurs est-il exact ? Je n’en sais rien, ne baignant pas dans le milieu depuis suffisamment de temps (je serais d’ailleurs intéressée par le témoignage d’éditeurs indépendants ayant plus d’ancienneté).
Admettons que ce soit vrai, pour l’amour de la discussion et aussi parce que, la suite vous le montrera, cela ne me semble pas aberrant.

Qu’est-ce qui a bien pu changer la donne, durant cette dernière décennie ?
Est-ce que, par le plus grand des hasards, l’informatisation massive des foyers, la possibilité que chacun a maintenant de faire imprimer un livre pour quelques euros grâce à des imprimeurs en ligne (type lulu.com), les facilités qu’offre le Net en terme de réseaux, de publicité ou de support (publication en ligne dans des webzines, sur des blogs…)… Est-ce que tout cela, donc, ne serait pas responsable, au moins pour la plus grande part :
1/ de la dégradation supposée de l’offre (il est de plus en plus facile d’écrire et d’envoyer le résultat à un éditeur, un nombre toujours croissant d’entre eux acceptant les envois par mail  → de plus en plus de monde le fait → la qualité moyenne baisse) ;
2/ du fait que de plus en plus d’auteurs préfèrent s’autopublier (il y a de plus en plus de gens qui écrivent grâce à l’ordinateur + l’autopublication est maintenant accessible à tous ou quasiment + les éditeurs sont de plus en plus débordés à cause de l’augmentation de l’offre, donc les délais augmentent → il y a de plus en plus d’auteurs autopubliés) ?

Soyons clairs : on a le droit de ne pas aimer les éditeurs, qu’ils soient gros, grands, petits ou micro ; on peut les trouver inutiles, nuisibles,  arrogants, ou même moches et affligés d’une mauvaise haleine pendant qu’on y est. Mais laisser entendre que les bons auteurs s’en détournent en masse en ne leur laissant que les médiocres ou les mauvais est, à mon sens, ridicule. C’est bien entendu flatteur pour l’ego quand on est soi-même auto-édité ; cela ne rend pas l’affirmation plus vraie. Car si le petit et micro-éditeur n’est pas convaincu par la grande majorité des textes qu’on lui envoie, il reçoit tout de même plus de bons manuscrits qu’il ne peut en publier – à sa grande frustration (et oui, on est frustrés, en plus du reste^^).

Pour parler pour ma pomme, les soumissions pour les novellas de GdE sont fermées depuis 2 ans (elles viennent de rouvrir via un filtre très serré grâce à un partenariat avec le collectif CoCyclics), et mon planning est pourtant complet jusqu’en 2013. Pourquoi ? Parce que j’ai reçu beaucoup de bons manuscrits. Certes, le critère « bon » est subjectif ; toujours est-il que des bons textes, on en reçoit, ne vous inquiétez pas.

Ouf. ^^

Cette partie du terrain déblayée, revenons-en à la question initiale : l’éditeur est-il indispensable ?

Mais indispensable à quoi, au fait ? Parce que « indispensable » tout court, c’est vite vu. N’importe qui pouvant s’auto-éditer, non, l’éditeur n’est pas indispensable. CQFD, fin du débat.
Alors, précisons : indispensable au succès ? à la qualité d’un ouvrage ? (Les deux ne sont pas toujours liés, je pense que peu de monde me contredira là-dessus.)

Aux deux questions, je réponds non, sans hésiter. Clair et net.

En ce qui concerne la qualité, même s’il est toujours bon de faire cadeau d’un regard extérieur à son texte, rien n’oblige à ce que ce soit celui d’un éditeur.
Cela peut-être celui d’amis (rarement, cela dit : ils n’ont pas souvent l’honnêteté ou l’objectivité de mettre le doigt où ça fait mal) ; ou d’une communauté virtuelle (CoCyclics, par exemple, dans le domaine de l’Imaginaire, des forums fonctionnant comme des ateliers d’écriture, etc.), qui font parfois de l’excellent travail… ; ou de quelqu’un qui deviendra éditeur par la suite, pourquoi pas ^^

L’avantage qu’offre l’éditeur installé, par rapport à ces lecteurs possibles, outre le côté contractuel de l’engagement pris envers vous (et vice-versa), c’est une sorte de « garantie » de qualité. Son catalogue vous prouve (ou non, mais dans ce cas vous n’auriez pas dû le contacter) qu’il est compétent dans cette tâche et que vous pouvez lui faire confiance pour vous aider à tirer votre oeuvre vers le haut.

Parlons maintenant du succès espéré.

À vrai dire, un auteur très motivé et disponible, allant de salon en festival en librairie, qui sait exploiter au mieux les réseaux virtuels, peut arriver à vendre une quantité très honorable de ses livres, supérieure peut-être à celle qu’un micro-éditeur pourrait lui offrir.

Mais promouvoir soi-même son livre à 100%, cela demande un investissement énorme, en temps notamment, et financier aussi. Si vous êtes attaché à votre vie de famille, ou que vous avez par ailleurs un travail très prenant, ou des horaires impossibles, ou que vous êtes fauché… ou timide… laissez tomber.

Pour le commun des mortels, ce sera la croix et la bannière pour figurer dans les rayons des libraires, vous faire accepter dans les salons intéressants ou faire chroniquer votre ouvrage, car vous risquez de ne pas être pris au sérieux. À tort ou à raison, peu importe ; c’est un fait. Les libraires auront tendance à penser qu’un livre édité à compte d’éditeur est de meilleure qualité qu’un livre auto-édité. Question de sélection, de risque pris par l’éditeur – qui rend le livre  plus crédible que si c’est l’auteur qui le prend, ce risque – et de travail effectué dessus.
L’éditeur précédé d’une bonne réputation vous en fait bénéficier automatiquement.

Ne parlons pas de diffusion ou de distribution externalisée : pour un particulier, c’est mission impossible. Ce qui veut dire que si, par exemple, vous ouvrez votre propre boutique en ligne et que vos ouvrages se vendent bien, à vous les longues soirées d’hiver passées à préparer et timbrer les enveloppes, et les voyages à la Poste le lendemain.

Et les sous ?

L’avantage avec l’éditeur à compte d’éditeur, c’est que vous ne mettez rien de votre poche, à part éventuellement les quelques timbres pour l’envoi du manuscrit au départ si vous n’avez pas pu démarcher par mail.

Les droits sur les ventes paraissent souvent dérisoires aux auteurs, et ils le sont, mais vous les toucherez dès le premier exemplaire vendu ; et si votre livre fait un bide, ce n’est pas votre compte en banque qui en pâtira. Dans le pire des cas, vous n’aurez rien perdu, et vous aurez même probablement gagné de quoi vous offrir un ou deux paquets de chips format familial, voire la mayo pour les accompagner.

Dans le meilleur des cas, vous aurez dégagé un pécule vous permettant de vivre quelques mois et vous intéresserez peut-être un éditeur un peu plus gros la prochaine fois, jusqu’à pouvoir devenir un beau matin l’un des rares auteurs (en France) vivant de leur plume.
Ou alors, comme Fred Vargas, vous resterez fidèle à votre petit éditeur, malgré les propositions alléchantes des grosses maisons 😉

L’avantage financier de l’auto-édition, c’est que vous restez propriétaire de tous vos droits, et que vous touchez beaucoup plus sur chaque vente. Mais comme vous avez avancé les frais d’impression, éventuellement d’illustration, de corrections peut-être, voire de maquette, que vous dépensez encore de l’argent (en plus de l’énergie) à promouvoir votre livre (déplacements, envois, démarchage téléphonique), il va falloir en vendre beaucoup avant de rentrer dans vos frais et de commencer à engranger des bénéfices.

Dans le pire des cas, vous aurez fait un joli trou dans vos économies et perdu beaucoup de temps.

Dans le meilleur des cas, vous aurez dégagé un pécule vous permettant de vivre quelques semaines de plus que si vous étiez passé par un micro-éditeur, et vous vous serez constitué une réputation de sérieux et de qualité suffisante pour que le parcours de votre prochain ouvrage en soit facilité (ce que vous offrait dès le début l’éditeur déjà installé avec un catalogue dépassant la dizaine de titres). Facilité ne veut pas dire gagné d’avance, attention. Mais vous ramerez moins, et c’est toujours ça de pris.

En revanche, quel que soit le résultat, le temps que vous aurez passé à faire ce boulot de promotion, c’est autant que vous n’aurez pas passé à écrire, ne l’oubliez pas. Et si votre ouvrage suivant tarde trop, on vous oubliera… et vous devrez repartir de zéro.

Conclusion : non, l’éditeur n’est pas indispensable à l’auteur (alors que l’inverse, oui, bien sûr), mais il est un allié précieux.

Bien évidemment, l’auteur n’a pas toujours le choix entre l’auto-édition ou l’édition à compte d’éditeur : la sélection est rude, et les critères sont variés.

Certains éditeurs affirment que tout bon livre trouve preneur et que donc un livre qui ne trouve pas d’éditeur n’est pas bon.

Je disconviens respectueusement, ne serait-ce que parce que c’est impossible à prouver, sans oublier que tous les goûts sont dans la nature ; que la durée de vie des toutes petites maisons d’édition est tellement courte (18 mois en moyenne, avais-je entendu dire lorsque nous avons créé GdE, et rien que dans le milieu très fermé de l’Imaginaire, j’ai vu suffisamment de micro-éditeurs naître et mourir en 5 ans pour y croire) qu’il est très facile de ne pas tomber au bon moment au bon endroit, parce que la bonne personne n’est pas encore ou plus là ; que ce n’est pas parce qu’un auteur se découragerait après quelques refus que son livre en deviendrait mauvais, ou alors je n’ai vraiment rien compris à ce que serait un bon livre ; et encore sans doute pour plein d’autres raisons, mais celles-là me semblent suffisantes.

Et donc, à l’auteur qui ne trouve pas d’éditeur, qui croit quand même que ce qu’il écrit vaut quelque chose (conviction qui s’appuierait si possible sur preuve plus solide que les soupirs extasiés de ses géniteurs), qui est suffisamment motivé et disponible pour se coltiner tout le boulot que fait normalement l’éditeur, qui est éventuellement prêt à risquer son fric pour ce faire, je dis : « Allez-y, auto-éditez-vous, nous ne sommes pas indispensables », et je lui souhaite tout le succès du monde. Succès qui, s’il est au rendez-vous, donnera peut-être à réfléchir – exercice toujours salutaire – à ceux qui l’auraient refusé par pure frilosité.
(C’est, par exemple, ce que j’espère pour Loïc Henry, un de nos auteurs, qui a fait entre 2008 et 2009 une parenthèse dans ses écrits SF pour aller interviewer 7 sportifs de  très haut niveau et n’a trouvé personne pour publier le résultat. Évidemment, ça ne parlait pas de foot ni de rugby, ce n’était pas vendeur… De guerre lasse, Loïc vient d’ouvrir un blog où il met en ligne, petit à petit, les entretiens en question. Allez voir – et lire surtout – c’est intéressant, émouvant, et ça vaut le coup même quand les sports en question laissent plutôt froid en temps normal, ce qui est mon cas.)

En revanche, je vais ajouter un point à la liste de Nathalie sur ce que n’est pas un éditeur : il n’est pas un portefeuille sur pattes qui permettrait de financer une auto-édition déguisée.
Si l’on écrit et que l’on souhaite être publié, il faut choisir : soit on s’auto-édite, auquel cas on bénéficie d’un maximum de liberté ; soit on se tourne vers un éditeur (je ne parle que de compte d’éditeur, ici, le compte d’auteur revenant dans le meilleur des cas à une auto-édition assistée), mais si on est sélectionné, on accepte le deal dans son intégralité : c’est l’éditeur qui raque, et il le fait avec plaisir, mais seulement si on accepte de travailler avec lui, main dans la main, vers un but commun.

Et, quelle que soit l’option choisie, on pourrait, idée folle mais j’ose, arrêter cette guéguerre de principe entre auteurs et éditeurs indépendants.
Reconnaissons que des 2 côtés il y a des bons, des mauvais, des sympas et des cons, tirons sur les cons si ça nous défoule, mais n’oublions pas qu’on est tous le con de quelqu’un ce qui nous rassemble dans la plupart des cas : l’amour du livre, et l’envie de faire chavirer le lecteur.

Plouf !

Advertisements

A propos Menolly

Cocréatrice des éditions Griffe d'Encre en 2006, je dirige la collection Novella, et codirige les Romans avec Magali. Je suis également gérante de la société, webmastrice du forum, du site et de la boutique, correctrice, maquettiste, et chargée de la fabrication des livres griffés. Le repassage, par contre, c'est pas mon truc.
Cet article, publié dans Grandes joies et petites peines, Un peu de technique, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour L’éditeur est-il indispensable ?

  1. isaguso dit :

    Bon, je pourrais me lancer dans un trèèèès long commentaire sur les réactions au billet de Nathalie (qui ne visait pas les « auto-édités » mais les soumissions de manuscrits… pourquoi certains se sentent-ils visés ?). Mais je vais me contenter de saluer ton billet. Je n’ai pas encore fait le mien sur les différents types d’édition justement parce que je trouve très difficile de prendre en compte tous les cas de figure et de ne pas tomber dans la guerre auteurs/éditeurs. Tu as réussi selon moi à tout dire, et avec nuance. Rien à ajouter.

  2. Menolly dit :

    Merci 🙂
    Mais je n’ai pas pris en compte tous les cas de figure, comme par exemple celui de l’auteur qui ne veut pas être largement diffusé, ou le cas particulier de l’auteur-éditeur qui s’auto-édite au sein de sa propre structure (il va y avoir une série d’au moins 3 billets là-dessus), et sans doute bien d’autres.
    ‘fin bref, le billet était déjà assez long comme ça, j’ai eu pitié (de moi, entre autres). ^^

  3. Eunostos dit :

    Encore un billet argumenté, nuancé et informatif. Décidément ajouter ce blog à mes favoris n’a pas été un clic perdu ! Il n’y a plus qu’à s’y remettre (à écrire, et à lire aussi, tant qu’à faire). Merci et bonne continuation à toute l’équipe du blog :o)

  4. Francis dit :

    Ce que je me demande, par rapport à la question « pourquoi les auteurs reçoivent plus de bouses / surtout des bouses », c’est quel rôle a joué internet là-dedans. Personnellement, je n’écris que parce que je tiens un blog, et l’idée de me faire éditer un jour n’est qu’un fantasme que je ne prends pas au sérieux. Mais sans internet, je n’aurais jamais écrit.
    Combien de gens sont venus à l’écriture parce qu’ils pouvaient montrer immédiatement leurs textes, avoir immédiatement un retour ?
    (et bon, sur internet, comme on n’aime pas que les gens soient méchants avec nous, on est souvent gentil avec eux).
    Et à quel point internet a-t-il pu décomplexer les gens à proposer des trucs à des éditeurs, que choupinettekikoo ou poetemodit69 avaient apprécié ?

    Y’a-t-il des chiffres sur le nombre des sollicitations des éditeurs avant et après internet ?

    (bon, je suis un peu pessimiste, aussi : je pars du principe que ce que les auteurs-blogueurs vont principalement proposer à des éditeurs, ce seront des bouses. Je dois être un peu trop cynique)

  5. Oph dit :

    Ne pas oublier non plus l’effet « ça fait quinze ans que divers phénomènes de société, avec la télé-réalité en figure de proue, promettent à chacun ses trois minutes de gloire (parce qu’un quart d’heure, on n’a plus le temps ma bonne dame) » qui peut pousser tout un chacun à vouloir tenter sa chance. Si Kévinette chantonne sous la douche, elle ira aux castings de chanteurs. Si elle dessine potablement des petits Naruto, elle voudra faire de la BD. Si ses copines apprécient ses poèmes (j’aime bien « poetemodit69 », d’ailleurs), elle démarchera les éditeurs.
    Dans les trois cas, s’il n’y a pas un minimum de travail et de remise en question, Kévinette va se gadiner sévèrement, mais c’est bien le problème avec la pipolisation du système : tout semble facile. On ne se doute pas forcément qu’il y a du travail derrière chaque réussite. Plus dure est la désillusion en aval, peut-être aussi l’impression que « tous pourris », voire la théorie du complot.
    Je ne sais plus où j’ai vu cette discussion de forum où un intervenant racontait qu’on lui avait plusieurs fois refusé des manuscrits pour raisons politiques, et que donc, on ne le reprendrait plus à s’adresser à un éditeur à compte d’éditeur. On crache sa bile sur qui on peut, hein.

  6. Menolly dit :

    Je ne sais pas à quel point Internet a pu décomplexer les gens. Par contre je pense que l’acceptation des manuscrits par mail enlève un sérieux filtre. Chez GdE, on le fait parce qu’on lit sur écran et que ça nous gonfle de devoir stocker des manuscrits papier, sans compter les collections pour lesquelles il y a un comité de lecture éparpillé aux 4 coins de la France, bonjour la logistique et les frais avec du papier. Mais il me semble indéniable qu’il faut une plus grande motivation pour imprimer des centaines de pages, les relier, acheter des enveloppes suffisamment résistantes, écrire les adresses, aller à la Poste et payer l’affranchissement (conséquent), voire l’envoyer en recommandé avec AR (mauvaise idée ! mais beaucoup le font) que pour cliquer 3 fois et envoyer un mail, parfois à 15 éditeurs en même temps (mauvaise idée itou ! mais beaucoup… itou), et parfois sans un mot d’accompagnement. Dans le premier cas, il est également probable que l’auteur aura sélectionné les éditeurs pour ne pas gaspiller son argent et se sera fendu d’une lettre un minimum courtoise.
    Alors attention, hein, on reçoit des manuscrits superbes par les 2 voies ; d’ailleurs comme on n’accepte plus que la voie électronique, chez nous, la plupart de ce qu’on a publié passe par nos boîtes mail. Mais du temps où on acceptait les deux modes d’envoi, il était assez clair que les pires textes venaient par mail (évidemment, il y a toujours des exceptions). Je n’ai jamais reçu de roman en SMS par courrier postal, par exemple. Et je ne me souviens pas non plus avoir reçu des choses complètement hors ligne par courrier, alors que par mail, c’est plus que fréquent.

  7. Argemmios dit :

    J’ai reçu des manuscrits hors ligne et affligeants par courrier papier aussi, alors que dès le départ j’avais bien précisé que je ne recevais QUE par mail (raisons similaires : lecture sur écran, CDL éparpillé de par la francophonie, volonté de ne pas stocker trop de papier…)

  8. Lelf dit :

    Un article encore une fois des plus intéressant, ça fait bien réfléchir. Ce blog est une excellente idée, on en apprend beaucoup à chaque article.
    Et la conclusion du jour : bon courage à tout auteur en quête d’une formule d’édition et bon courage à tout éditeur qui doit se farcir une quantité de manuscrit (bon ou mauvais, l’investissement y est).

  9. Peggy dit :

    Excellent article !
    Que cela soit l’article ou les compléments apportés dans les commentaires, tout est clair et bien récapitulé ! Bien d’accord avec Menolly et Nathalie dans son précédent article !
    Merci à tous pour votre blog, il est passionnant !

  10. Zygomatique dit :

    Les écrivains (reconnus ou amateurs) qui fustigeraient les éditeurs ne le font, il me semble, que parce que cette dépendance est frustrante : si vous soulignez qu’un auteur peut s’auto-éditer, encore faut-il malgré tout connaître tous les tenants et les aboutissants de l’édition, soit, en vérité le métier d’éditeur à proprement parlé. Sans parler de ce droit de vie ou de mort sur les manuscrits que possèdent les éditeurs, qui est tout aussi frustrant pour l’écrivain. Ceci peut expliquer cela… D’autant plus que si l’on ne s’est jamais fait lire par un lectorat averti, on ne connaît pas l’effet parfois fracassant d’un retour négatif. Raison de plus pour remercier

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s