Ce que n’est pas un éditeur

Les manuscrits sont de grands enfants que leurs parents auteurs lâchent rarement dans la nature (comprendre : en direction de l’éditeur) sans accompagnement. L’éditeur lui-même est demandeur de lettre ou mail donnant au minimum les coordonnées de l’auteur, rappelant le nom du manuscrit, et précisant de façon claire et digne les raisons qui lui valent de recevoir ce manuscrit-là… la meilleure des raisons étant : « j’ai déjà lu vos publications, j’apprécie votre travail, et je crois que mon manuscrit pourrait correspondre à votre ligne éditoriale tant sur le fond que la forme ».

Rarement, pourtant, les lettres d’accompagnement sont de cette eau.

Après lecture de quantité de spécimens tous plus édifiants les uns que les autres, nous avons souhaité mettre les choses au point, une bonne fois pour toutes, histoire de dissiper les fantasmes les plus courants.

Un éditeur n’est pas un professeur. Son rôle n’est pas de prendre sous son aile des personnes ne sachant pas écrire, et de leur apprendre à le faire. Même si vous lui faites vos plus beaux yeux de chat Potté, il ne se laissera pas convaincre. Vous avez conscience de ne pas maîtriser pleinement votre plume ? En ce cas, prenez des cours  de français, participez à des ateliers d’écriture, lisez (de tout, mais surtout du bien écrit, tant qu’à faire), embauchez des amis compétents afin qu’ils pointent vos fautes (de syntaxe, de construction, de cohérence narrative…), ne les frappez pas s’ils en trouvent… bref, faites votre boulot d’apprenti-auteur.

Après tout, vous n’iriez pas demander au sélectionneur de l’équipe de France de vous apprendre à jouer au foot dans l’espoir d’intégrer l’équipe des Bleus, pas vrai ? Donc donnez-vous les moyens d’apprendre, de progresser, d’atteindre un niveau susceptible d’attirer l’attention du Comité de Lecture. À partir de là, la discussion avec un professionnel deviendra possible.

Un éditeur n’est pas une assistante sociale. Son rôle n’est pas de publier n’importe quoi sous prétexte que vous, l’auteur, avez eu une enfance malheureuse. D’ailleurs, il est parfaitement inutile, voire rédhibitoire, de raconter votre enfance malheureuse, avec tous ses tragiques détails, dans la lettre qui accompagne votre manuscrit. L’éditeur sera peut-être ému, il compatira (après tout, il reste humain), mais il ne pourra en aucun cas tenir compte de ce paramètre pour vous publier. En réalité, vous aurez davantage de chances de le mettre mal à l’aise, voire de l’agacer, parce que lui raconter vos déboires, c’est lui faire perdre son temps. Ce qui l’intéresse, c’est votre manuscrit. Uniquement votre manuscrit.

Un éditeur n’est pas un psycho-thérapeute. Son rôle n’est pas de publier n’importe quoi sous prétexte que ça vous aiderait à vous sentir mieux. Ce n’est pas parce qu’écrire vous sert de thérapie (suite à une enfance malheureuse ou pas) que c’est forcément bon, publiable, intéressant pour autrui. Là encore, inutile de lui expliquer, dans votre lettre d’accompagnement, tout le bénéfice psychologique que vous retirez de l’acte d’écrire. Parce que ça n’entre pas, ça n’entrera jamais en ligne de compte.

Petite mention spéciale, au passage, pour celui qui, venant se plaindre auprès d’un auteur/éditeur des difficultés qu’il rencontrait pour faire publier ses oeuvres bouses, s’est permis de lui balancer que « ça lui éviterait de payer une consultation chez le psy ». Mais bien sûr. Vous ne voulez pas que l’éditeur vienne déboucher votre évier pour vous éviter de payer le plombier, aussi ?

Un éditeur n’est pas un punching ball. Son rôle n’est pas d’encaisser les coups que vous estimez devoir rendre à la vie. Oui, c’est difficile. Oui, c’est la crise. Oui, vous voulez prouver à votre papa que vous n’êtes pas le raté qu’il prétendait. Oui, vous avez des rêves et autant de frustrations. Mais se faire insulter parce qu’il n’a pas retenu votre manuscrit ne fera jamais revenir aucun éditeur sur sa décision.

Encore une mention spéciale pour celui (il y en a toujours au moins un) qui s’est élégamment fendu, suite à un refus, de menaces plus ou moins voilées : l’éditeur est un être humain, et comme tel il a parfaitement le droit d’en référer aux gendarmes.

Un éditeur n’est pas le corbeau de la fable. Inutile, à l’inverse, de lui adresser une missive dégoulinante de pommade. Trop de gras, ça écoeure. Et puis l’éditeur, généralement un brin cultivé, sait que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, que le fromage coûte cher, que c’est super bon et qu’il n’est pas question de se faire piquer son brebiou par le premier renard venu, crénom !

Un éditeur n’est pas médium. Merci de ne pas oublier vos coordonnées (adresse postale, numéro de téléphone, adresse mail valide) soit en page de garde de votre manuscrit, soit dans le message d’accompagnement. Sans quoi, il ne faudra pas vous étonner de ne recevoir aucune réponse. La télépathie n’est pas encore parfaitement au point, n’est-ce pas ? Embaucher un détective privé pour vous retrouver… non, trop onéreux.

Un éditeur n’est pas un tyran libidineux. Pour les mensurations, la photo dénudée et le numéro de carte bleue, vous pouvez vous abstenir. Un éditeur qui vous les demanderait ne serait vraiment pas digne de confiance. D’ailleurs, cessez de croire qu’il faut coucher pour espérer être publié. La seule chose qu’il faut coucher, ce sont les mots sur le papier. Et que ces mots, mis tous ensemble, aient un intérêt et une certaine esthétique.

Un éditeur n’est pas Dieu, ni une fée-marraine, ni le génie de la lampe. Il n’est pas capable d’effectuer de miracles, d’exaucer vos souhaits, de transformer votre vie, de vous changer du jour au lendemain de quidam misérable en VIP milliardaire. Et puis de toute façon, il va falloir aussi qu’on vous remette les pieds sur terre. Malgré quelques exceptions médiatisées qui entretiennent l’illusion, écrire ne nourrit pas son homme. Votre voiture de sport rouge, vos places d’honneur à Roland Garros, votre mariage people avec une starlette siliconée pendant le festival de Cannes, votre matelas de billets de banque, vos interviews en prime time et votre retraite dorée à 25 ans, ce ne sera pas en écrivant que vous les obtiendrez. Pas en France, en tout cas. Et certainement pas si vos écrits relèvent des littératures de l’imaginaire.

Voilà, maintenant que les choses sont dites,  nous entendons bien ne plus recevoir que des lettres d’accompagnement irréprochables. Sobres, efficaces, histoire que personne ne perde son temps.

Ben quoi ? Un éditeur n’aurait pas le droit de rêver ? 😉

PS : quand on dit sobre et efficace, on ne dit pas non plus télégramme. Les messages du style « envoi de manuscrit, voir coordonnées en pièce jointe, merci de répondre, cordialement », ça fait quand même super sec, genre « dossier jeté sur le bureau », malgré la formule de politesse à la fin !

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A propos argemmios

Auteur de Fantasy et de Fantastique, maintenant et à jamais. Anthologiste, aussi, puis éditrice depuis la création des éditions Argemmios : http://www.argemmios.com Parce que l'Histoire et les histoires, les grands mythes, le folklore, mes deux pieds dans la terre, mes mains enracinées aussi, et cet oeil qui a vu, ce corps qui a senti ce que la science ne sait pas.
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41 commentaires pour Ce que n’est pas un éditeur

  1. argemmios dit :

    Petite précision, avant que… Le but n’est pas de donner des leçons. Il y a un message à faire passer, oui, mais j’essaie de le faire avec humour et un brin d’auto-dérision. On peut ne pas être sensible à ce genre d’humour, mais qu’on ne se méprenne pas sur mes intentions, ce serait dommage.

  2. isaguso dit :

    J’ai déjà lu sur un forum « Est-ce que s’est grave s’il y à beaucoup de faute ? Même si l’histoire et super ? » (je retranscris au hasard les fautes mais c’était en gros de ce niveau ; ça n’allait pas jusqu’au langage SMS ^^)
    J’imagine ce que vous devez recevoir parfois…

  3. Menolly dit :

    Perso je suis restée traumatisée par un roman comportant en moyenne, je pense, 3 fautes par mot, et où notamment « faisait » était systématiquement écrit « fesser » ^^

  4. Oph dit :

    Sur ce dernier cas, je penche fortement pour le lapsus révélateur. :-Þ

  5. Jo Ann v. dit :

    On m’a déjà fait la remarque que peu importe les erreurs pourvu que l’histoire est bonne. Même mon argument « en tant que lectrice, s’il y a trop de fautes, je ne dépasse pas la première page… » n’est pas pris en compte. Trop snob, sûrement. 😦

  6. Menolly dit :

    @Oph À raison de 10 fois par pages ? Je ne sais pas ce qu’il révélait, à part une belle constance de la part de l’auteur. 😉

  7. Oph dit :

    Même pas une belle obsession pour les fessées ?

  8. Menolly dit :

    J’aurais préféré ! 😛

  9. isaguso dit :

    Et vu que tu l’as refusé, tu as eu l’occasion de le savoir… On te sent vraiment déçue *smiley angélique*

  10. Phooka dit :

    Merci pour cet article passionnant !
    (Et non je ne suis pas auteur et ne le serais jamais, donc ce n’est pas du lèche-botte! :)))

  11. Ping : Twitted by Phooka_Book

  12. Ping : Tweets that mention Ce que n’est pas un éditeur | Métier : éditeur -- Topsy.com

  13. Alice dit :

    Jo ann v : normalement, l’éditeur corrige les fautes avant de publier l' »oeuvre »… Ceci dit, pour

  14. Alice dit :

    excusez-moi, mauvaise manip’, j’ai publié le précédent commentaire sans le vouloir…
    Je disais donc: pour avoir fait un stage de trois mois et demi dans une maison d’édition qui manquait de sérieux (à compte d’auteur…) je confirme que:
    1- il y a beaucoup de cas parmi les auteurs
    2- ils prennent très souvent leurs rêves pour des réalités
    3- pour certains, reprendre quelques cours de français ne ferait pas de mal!

    Sinon, très bon article!

  15. Francis dit :

    Mais si les menaces ne marchent pas, est-ce qu’on a plus de chance avec la corruption ? Une meule de comté affiné, par exemple (j’ai cru comprendre que vous aimiez le fromage) ?

  16. argemmios dit :

    Et non, pas de corruption non plus. Pas que je me regarde souvent dans un miroir, mais je ne tiens pas à en être empêchée par le poids de la honte, de la culpabilité, de la mauvaise conscience… 😉
    Cela dit, on peut toujours partager un fromage (enfin, un de ceux que je peux encore manger) en toute amitié 🙂

    Et merci à ceux qui ont aimé l’article 🙂

  17. imaginelf dit :

    C’est bête, mais on attendrait un minimum de bon sens de la part des auteurs à l’envoi d’un manuscrit. Mais de voir que vous avez besoin de faire cet article, ça refroidit pas mal au pays des bisounours. Ce qui paraît logique pour nous demande parfois une sacré prise de conscience pour certains (j’ai vu un message du genre qu’Isa mentionne, ça fait presque peur).
    Et j’ai beaucoup apprécié l’humour de cet article (et n’étant pas non plus auteur, ce n’est pas un compliment intéressé :p )

  18. Draco dit :

    Je vous trouve singulièrement optimistes d’imaginer qu’un auteur devrait avoir plus de bon sens que la plupart des gens…
    de ma fenêtre, j’ai même l’impression que nous en avons moins ^^

  19. Sand dit :

    De tête, ma « plus belle » soumission (nb : je suis l’esclave en chef d’un fanzine qui publie des nouvelles) : je suis une maman à la maison l’écriture est ma seule passion publiez mon roman
    Ledit roman consistant en une grosse douzaine de poèmes à la gloire de ses enfans, répartis sur une cinquantaine de pages word.

  20. urien jean michel dit :

    Je trouve aussi cet article excellent.

    Je me livre quelque peux à l’écriture et pour ma part, je m’offre les services d’une correctrice professionnelle pour que mes textes soient lisiblent. Bon, je ne vous cacherai pas que l’écriture n’est pas l’activité qui me fait vivre et que c’est pour moi plus une envie/passion qu’autre chose. D’ailleurs, il m’est très difficile d’envisager d’envoyer un quelconque manuscrit à des éditeurs. Je préfère le mettre à disposition du public sur facebook ou autres forums dans l’attente que ce soit un éditeur qui me contact plutôt que l’inverse. Bon je sais ce que vous vous dites à l’instant, (il peux attendre longtemps) et je suis tout à fait d’accord avec cela mais si c’est le cas, c’est parce-que mon manuscrit ne vaut rien. Pour ma part, je préfère laisser le public en décider plutôt qu’un comité de lecture quelconque.

    JM Urien (auteur peux connu, pas connu et pas prêt de l’être…) 🙂

  21. Khéops dit :

    Pour moi, qui dit fautes d’orthographe en grand nombre dit mauvaise relecture. Qui dit mauvaise relecture (ou pas de relecture du tout, et ça se sent…) dit mauvaises corrections (ou pas de corrections). Autrement dit, l’auteur donne donc à lire un premier jet. Or, livrer un premier jet, ça ne se fait pas, c’est comme de donner un brouillon à un examen ! Pas sérieux !
    Le temps passé à la relecture/correction doit être au moins égal à celui passé à l’écriture, pour obtenir un texte digne de ce nom…
    J’ai fait récemment partie de deux jury de concours de nouvelles et je peux vous dire que lire des textes bourrés de fautes d’orthographe, mal présentés ou à la syntaxe défaillante n’incline pas à l’indulgence…

  22. cthill dit :

    Il ne faudrait pas qu’ils essayent le coup du « ça m’évitera de payer une visite chez le psy » avec moi. Je te leur renverrais illico leur manuscrit avec les coordonnées du cabinet de Barbara, ma femme, et ses horaires de consultation, en leur disant que, justement…

  23. Excellent article !

  24. Ping : Twitted by bellavance

  25. Maëster dit :

    « Jo Ann v. dit :
    21 octobre 2010 à 8:16
    On m’a déjà fait la remarque que peu importe les erreurs pourvu que l’histoire est bonne. Même mon argument « en tant que lectrice, s’il y a trop de fautes, je ne dépasse pas la première page… » n’est pas pris en compte. Trop snob, sûrement. »

    Le subjonctif serait-il également trop snob ?

    « Peu importeNT les erreurs pourvu que l’histoire SOIT bonne » me semblerait plus juste.

    Bonne journée.

  26. charier dit :

    Bonjour,
    Bon article, j’ai souri plusieurs fois.
    Il est vrai que les fautes d’orthographe gênent à la lecture, il est vrai aussi que nombreux sont les logiciels qui aident à leur correction. Personnellement, j’ai envoyé ma science fiction à trois éditeurs sans que cela ne m’empêche de revoir et revoir encore mon texte.
    J’ai apprécié cette information humoristique et le garde quelque part au fond de ma mémoire.
    Merci et bonne soirée.

  27. isaguso dit :

    Hélas, les logiciels sont loin d’être suffisants pour faire une correction convenable. Il faut quand même avoir un niveau correct en ortho/grammaire pour faire la différence entre une vraie faute signalée et une confusion du logiciel.
    Par contre, leur existence rend d’autant plus impardonnables les fautes qu’ils pourraient corriger. Là, j’imagine qu’il y a de quoi faire hurler un éditeur.

  28. charier dit :

    entièrement d’accord 🙂

  29. booklightfr dit :

    Merci pour ce billet très drôle. Et très vrai.

  30. Dudouit dit :

    Bravo ! J’ai beaucoup ri de votre humour et ironie – Vous avez un vrai talent d’auteur – A quand un livre de vos billets ?
    Une auteure avertie….

  31. Vous ne devais pas aimé beaucou les auteurs, je trouve sa triste qu’on juge les gens comme sa kan on est editeur je croillais qu’ils aimait plus les gens ki mette leur ames dans leurs écrittures je vous plins

  32. Alice dit :

    @ un auteur dessu:
    je pense que contrairement à ce que vous dites, ceci n’est pas un jugement mais un conseil d’amie – ce qui est d’ailleurs clairement exprimé par notre amie blogueuse et auteur de l’article.
    Par ailleurs, le paragraphe concernant les fautes d’orthographe vous concerne particulièrement, et vous devriez tenir compte de cet avis éclairé plutôt que de vous poser en victime persécutée et irréprochable…

    Je me permet de vous corriger, en espérant que vous prendrez note (pour votre propre profit):
    « un auteur déçu dit:
    Vous ne devez pas aimer beaucoup les auteurs, je trouve ça triste qu’on juge les gens comme ça quand on est éditeur, je croyais que vous aimiez plus les gens qui mettent leur âme dans leurs écrits ( /leurs textes). Je vous plains. »

    A bon entendeur…

  33. argemmios dit :

    Bah, « un auteur dessu » est juste taquin. Suivre son lien mène à un blog parfaitement bien écrit, et son commentaire à mon billet est d’ailleurs « trop bien mal écrit » (pour citer mon collègue et ami des éditions Ad Astra) pour ne pas mettre la puce à l’oreille. 😉
    Mais je trouve votre réaction vraiment adorable, Alice, et vous en remercie 🙂

  34. Moreau Annie dit :

    J’ai beaucoup apprécié cet article dont l’humour correspond à mon style personnel dans les conseils donnés à mes stagiaires (adultes). Je ne me suis pas encore « lancée en écriture » et ne le ferai sans doute jamais car j’ai probablement lu trop de bons auteurs !
    Mais …je caresse l’espoir (et il se laisse faire !!!) de faire publier des histoires vraies collectées auprès de mes amis sur FB qui n’auront jamais l’occasion d’être publiés autour de thématiques proposés par mes soins…Ces textes sont bien évidemment « revisités » par mes soins quand les erreurs (je préfère cela au mot « faute » qui a pour moi une connotation un peu trop religieuse!) d’orthographe, de style, de vocabulaire, de syntaxe etc…l’exigent…la plupart du temps donc !
    Un jour peut-être si le nombre d’histoires recueillies est suffisant aurais-je besoin d’un éditeur alors… promis ! je m’adresserai à un éditeur dont la ligne éditoriale correspond à ce style de manuscrit.
    D’ici là cette activité est pour moi source de contacts riches, variés, émouvants ou drôles et même parfois insolites . Tout compte fait, n’est-ce pas l’essentiel ?

  35. Alice dit :

    oups, pardonnez-moi, je n’ai rien dis en ce cas… ^^’

  36. Le troll obvieux se voulait en effet obvieux.
    C’est rafraîchissant de voir qu’il y a encore des gens assez peu cyniques pour mordre (et je le pense ! sans cynisme de mauvais aloi ! J’ai trop été sur internet, je ne sais plus comment répondre gentiment aux gens manifestement bêtes, bravo et merci Alice)

    En tous cas, ma pêche aux compliments a marché, youpi !

  37. Alice dit :

    @ un auteur dessu: je peux parfois être très cynique, mais l’écriture me fait encore réagir!

    Et je vous déteste, à cause de vous je viens d’apprendre que Paul le Poulpe est mort, ma journée est d’ores et déjà foutue.

  38. Peggy dit :

    Ahah, je découvre aujourd’hui seulement cet article, mais il est vraiment très bon !
    Merci Nathalie ! 🙂

  39. Article excellent et tellement vrai! Je suis journaliste et critique, et rien que l’année dernière, j’ai refusé de promouvoir 50 livres. Les auteurs se disaient sortis de la cuisse de Jupiter — tout comme leurs fautes d’orthographe immondes. lol

    J’habite au Canada, et c’est bien pire qu’en France au niveau professionnalisme au ras des paquerettes!

  40. Ping : A qui envoyer votre manuscrit? « Under my feather…

  41. Akiko Murita dit :

    Merci pour les tuyaux !

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